LA CONFERENCE SE PRONONCE POUR LE NON A L’INITIATIVE NO BILLAG


Regroupant les 15 principaux festivals de cinéma du pays, la Conférence des festivals s’engage pour que la diversité culturelle soit défendue et que le pays ne soit pas livré aux médias dominants étrangers ; c’est pourquoi elle se prononce fortement contre l’initiative No Billag.


Il nous paraît essentiel qu’un média fort de service public puisse assurer la pérennité de notre pays, la cohésion de nos cultures et traditions et qu’il puisse le faire dans un paysage médiatique diversifié. La SSR et les nombreuses radios et télévisions régionales bénéficiant de la redevance sont essentielles au tissu économique des différentes régions du pays. 


De plus, l’initiative No Billag est claire : si elle est acceptée le 4 mars, elle interdira purement et simplement à la Confédération de participer au financement (par la redevance, mais aussi par le subventionnement) de toute chaîne de radio ou de télévision. 


La fin de la redevance et de toute forme de subventionnement signifie la fin de pans entiers de la culture de notre pays, y compris sa partie industrielle qu’est le cinéma et ses quelques milliers d’emplois. On ne parle pas encore ici des employés directs de la SSR et des radios et télévisions régionales qui vont clairement disparaître également. Ni du rôle unique de diffuseur de contenu indépendant qu’elles jouent actuellement.


La Conférence des festivals s’oppose à toute tentative d’appauvrissement du tissu économique et culturel de notre pays et ne peut que fermement recommander de voter NON à l’initiative No Billag le 4 mars prochain.
Pour la Conférence des festivals, décembre 2017:


Castellinaria, Festival internazionale del cinema giovane, Bellinzona
Black Movie, Genève
Fantoche, Internationales Festival für Animationsfilm, Baden
Locarno Festival
Festival du Film Français d’Helvétie, Bienne
FIFDH, Genève
Festival International de Films de Fribourg
Geneva International Film Festival, Genève
Internationale Kurzfilmtage Winterthur
Neuchâtel International Fantastic Film Festival
Schweizer Jugendfilmtage, Zürich
ShnitWorldwide Shortfilmfestival, Bern
Solothurner Filmtage
Visions du Réel, Festival international de cinéma Nyon
Zurich Film Festival

Le GIFF soutient également le projet de crowdfunding #NoNoBillag en proposant des abonnements GIFF aux contributeurs.
nhttps://wemakeit.com/projects/nonobillag

LA 23E ÉDITION DU GIFF S’ACHÈVE SUR UN NOUVEAU RECORD DE FRÉQUENTATION


© Jean-Luc Andrianasolo

La 23e édition du GIFF s’est achevée en beauté le 11 novembre sous les auspices du cinéaste américain Abel Ferrara et par les projections de ses deux derniers longs métrages Piazza Vittorio et Alive in France.


Le Festival a réuni cette année plus de 32’000 festivaliers en son Lieu central (Pitoëff), mais aussi au Cinerama Empire, à la salle Arditi, à la salle Kramer de la HEAD-Genève ainsi qu’au Spoutnik – soit une hausse de fréquentation de 6 % par rapport à l’an dernier. Les chiffres de la billetterie ont quant à eux augmenté de 25%. Par ailleurs, tout au long de l’année 2017, près de 4’500 personnes ont participé aux différentes initiatives du programme PLUGS du Festival.


Pour ce qui est du palmarès, le Reflet d’Or du meilleur long métrage a été attribué à Sexy Durga du cinéaste indien Sanal Sasidharan, tandis que Tesnota de Kantemir Balagov a été gratifié d’une mention spéciale du Jury international de longs métrages, présidé cette année par le réalisateur allemand Edgar Reitz. Le court métrage Martin pleure, du jeune réalisateur français Jonathan Vinel, a quant à lui été désigné meilleur film de sa catégorie. The Sinner de Derek Simonds a été consacré du Reflet d’Or de la meilleure série TV internationale et une mention spéciale a été octroyée à Unité 42, des Belges Annie Carels, Julie Bertrand et Charlotte Joulia. Le Reflet d’Or pour la meilleure œuvre en réalité́ virtuelle a été décerné à Alteration de Jérôme Blanquet, une mention spéciale a été remise à Alice, The Virtual Reality Play de Mathias Chelebourg et Marie Jourdren. Enfin, le Reflet d’Or du meilleur vidéoclip est revenu à Pluie Fine (Corine – Polo & Pan Remix), réalisé par le Français Hîm TiVi, et Monsieur Flap de Nicolas Athané et Brice Chevillard été distingué du prix de la meilleur série web, avec une mention spéciale pour Iran #NoFilter de Valérie Urréa et Nathalie Masduraud.


La cérémonie de clôture du 23e GIFF a également été l’occasion pour Emmanuel Cuénod, directeur général et artistique du Festival, de remettre le Prix Film & Beyond – prix d’honneur du GIFF – au réalisateur et musicien Abel Ferrara, en partenariat avec Hamilton Watches et la maison Olivier Zbinden. 
Abel Ferrara a par ailleurs donné un concert live au GIFF, en clôture du Festival. Cette performance vient clore une édition marquée par la musique, avec des performances live d’Asia Argento et de l’équipe de Shadow, de la musicienne électronique Chloé ou encore du groupe de rap La Rumeur. Des Dj’s se sont également relayés pendant les Nuits blanches pour faire danser les festivaliers jusqu’aux aurores, alors que neuf jours durant, les 32’000 festivaliers du GIFF ont pu assister à quelque 180 projections, déambuler dans l’espace des Territoires virtuels pour découvrir 55 œuvres digitales venues du monde entier, profiter des projections à 360° dans un dôme géodésique créé par l’artiste genevois François Moncarey ou encore rencontrer des auteurs ou réalisateurs et suivre des talks et présentations dans le cadre de la 5ème édition du Geneva Digital Market.


Parmi les quelques 300 invités de la manifestation, Nathalie BayeTony GatlifAsia ArgentoDavid et Stéphane FoenkinosBrigitte FosseyBruno TodeschiniFéodor AtkineChloéVincent KuchollLaurianne GilliéronSlimane Dazi, les membres du mythique groupe de rap français La RumeurDamien BonnardStefano SardoJulia JentschThomas Bo LarsenGideon RaffDerek Simonds ou encore des cinéastes comme Xavier BeauvoisJean-Pierre MockyJean-Luc BideauEdgar ReitzShady SrourAli SoozandehHans-Christian Schmid et Francis Lee ont honoré le GIFF de leur présence. Parmi les société invitées on trouvera des représentants de FacebookDisneySpotifyMicrosoft, le ARTLAB de l’EPFL, ou encore la SAT (Société dess arts technologique de Montréal). Le public a de plus eu l’occasion de (re)décourvir le travail de Takeshi KitanoJohn Cameron MitchellHong Sang-sooGeorge ClooneyJoachim TrierMahamat-Saleh HarounDavid SimonGeorge PelecanosMichael AmoBill GallagherJean-François AsselinAlison NewmanMoira BuffiniAndré S. Labarthe ainsi que Katarzyna Roslaniec.

Rendez-vous l’année prochaine pour la 24e édition du GIFF qui aura lieu du 2 au 10 novembre 2018.

Troisième volet de Connect to Reality au GIFF


©Jonathan Levy

A l’occasion du 23e Geneva International Film Festival (GIFF), professionnels et acteurs clés du cinéma suisse se sont rencontrés pour la troisième fois dans le cadre de Connect to Reality, une plateforme de discussion lancée par les festivals de Locarno, Zurich et Genève. Ils ont débattu ensemble de propositions visant notamment à renforcer la continuité et à repenser la formation dans les métiers du cinéma et ont appelé de leurs voeux la mise en place d’un système permettant aux câblo-opérateurs de participer au financement de la création indépendante helvétique.

Mardi 7 novembre, dans le cadre du GIFF, des auteurs, réalisateurs, producteurs et représentants d’institutions du secteur cinématographique suisse, ainsi que des invités internationaux, se sont réunis pour débattre de la création, de la formation, de la continuité du travail et des rapports entre les auteurs et les producteurs audiovisuels en Suisse. Plusieurs propositions nouvelles ont été formulées au cours de ce rendez-vous, avec notamment l’introduction de spécialisations – en réalisation mais aussi en montage, en prise de son, en montage, en lumière ou en médias émergeants - au niveau d’un Master national; la création d’un «slate funding» pour les auteurs; ou encore l’introduction d’une aide automatique lorsqu’un projet audiovisuel dispose déjà du soutien des plus importants acteurs-clé de sa production et de sa diffusion (distribution artistique et technique, coproducteurs, distributeurs, diffuseurs, vendeurs internationaux, etc).

Tout en relevant l’importance de pouvoir débattre sur des plateformes neutres de questions essentielles pour le futur de l’audiovisuel suisse, plusieurs participants ont souhaité que le programme Connect to Reality puisse offrir à l’avenir des débats plus apaisés, afin de créer une dynamique constructive autour des questions liées à la distribution, la production et à la création de films helvétiques. Par ailleurs, l’ensemble des professionnels présents ont souligné qu’il devenait urgent de mettre en place en Suisse un système - comme il en existe désormais dans la plupart des pays occidentaux - prévoyant le réinvestissement dans l’audiovisuel national d’une partie des importants bénéfices engrangés chaque année par les câblo-opérateurs et les acteurs dominants du numérique, rappelant qu’une bonne partie de leurs ressources proviennent des images produites en Suisse et partout dans le monde.

En ouverture de cette journée de réflexion, un débat sur la création a réuni le réalisateur et auteur suisse Jacob Berger, le cinéaste indien Sanal Kumar Sasidharan et la productrice franco-polonaise Maria Blicharska. Durant cette table ronde, tous ont souligné l’importance de trouver des modèles de financement plus flexibles, permettant de libérer davantage la créativité dans le secteur audiovisuel. Ils ont rappelé qu’un scénario était un objet en perpétuelle transformation et ne pouvait donc constituer à lui seul le critère le plus important pour l’évaluation d’un projet audiovisuel. Le travail aux tables rondes a permis de dégager plusieurs pistes de réflexion novatrices. Si, au niveau de la formation, la plupart des participants ont rejeté l’idée de la création d’une grande école nationale de cinéma, ils ont souhaité que la mobilité entre les écoles suisses soit davantage favorisée dès le niveau du Bachelor et qu’un Master national en cinéma, avec des spécialisations pour chaque métier de l’audiovisuel, puisse voir le jour. Les étudiants en cinéma devraient également pouvoir se « connecter à la réalité » en bénéficiant de plus de mentorat, expérimenter davantage la réalité des tournages à travers des stages et entrer plus rapidement en contact avec des producteurs. Quant à l’absence de continuité dans les métiers du cinéma, elle serait due au manque de distinction, dans les circuits de financement de l’audiovisuel suisse, entre les nouveaux arrivants et les professionnels expérimentés, aux rapports souvent tendus entre auteurs et producteurs et au manque criant de scénaristes professionnels en activité sur le sol helvétique. Parmi les propositions énoncées, l’idée d’introduire un « slate funding » pour les auteurs, sur le modèle européen, qui leur permettrait de développer simultanément au moins trois projets - en association avec un ou plusieurs producteurs - a recueilli l’unanimité des suffrages. Enfin, il a été relevé que lorsque des projets soumis aux commissions d’encouragement sélectif bénéficient déjà d’un fort soutien d’un ensemble cohérent d’opérateurs de la chaine de production et de diffusion, ils devraient automatiquement être soutenus. Une telle mesure aurait pour effet de consolider le pouvoir décisionnel des producteurs renforçant ainsi leur capacité entrepreneuriale, ce que chacun souhaite. On pourrait également envisager de créer un système d’« ovni track » pour encourager les nouveaux formats et les projets innovants sortant des sentiers battus, ainsi qu’un « fast track » sur le modèle canadien, qui permettrait à des cinéastes, de la relève notamment, de réaliser un film avec peu de moyens mais plus rapidement et avec une réelle prise de risque artistique.

Avec ce troisième volet de Connect to Reality, les professionnels du secteur audiovisuel suisse ont en définitive procédé à l’analyse des forces et des faiblesses du système d’encouragement de la création indépendante et apporté des idées innovantes pour renforcer, à l’avenir, la continuité et la relation entre l’auteur et le producteur. Mais ils ont aussi fait part, à travers la plateforme proposée par les trois festivals de Locarno, Zurich et Genève, d’une réelle inquiétude de se voir transformés, comme l’a déclaré le cinéaste Jacob Berger, « en souris de laboratoire pris dans une expérience qui consisterait à réduire de plus en plus leur espace vital pour voir ce qui se produit à l’arrivée ». « La télévision et le cinéma perdent de l’argent au profit des câblo-opérateurs — et tant que l’obligation de réinvestissement dans la production audiovisuelle suisse faite aux premiers ne sera pas donnée aux seconds, nous ne ferons que diminuer notre capacité à créer des images et des oeuvres dans ce pays. »

La première suisse du film « Les Gardiennes » de Xavier Beauvois ouvrira la 23ème édition du GIFF.

© Guy Ferrandis

Les Gardiennes
de Xavier Beauvois ouvrira la 23e édition du Festival International du Film de Genève. La cérémonie d’ouverture se tiendra le vendredi 3 novembre en présence de l’équipe du film ainsi que du conseiller fédéral Alain Berset.

Coproduit par la société genevoise Rita Productions, KNM et par la RTS, Les Gardiennes, le nouveau long métrage de Xavier Beauvois, marquera le début des festivités de la 23e édition du GIFF. Organisée en partenariat avec TV5Monde, la soirée d’ouverture aura lieu en présence du réalisateur ainsi que de Nathalie Baye et Iris Bry.

Après Le petit lieutenant (2005), Des hommes et des dieux (2010) ou encore La Rançon de la Gloire - présenté au GIFF en 2014 -, Xavier Beauvois revient avec une œuvre retraçant le quotidien et les relations de trois femmes durant la première guerre mondiale, obligées de s’occuper d’une ferme alors que les hommes sont partis au front. Les Gardiennes réunit aussi pour la première fois Nathalie Baye et Laura Smet, mère et fille dans la vie, sur grand écran.

« Il y a dans Les Gardiennes une passion de l’humain dans ce qu’il a de plus simple et de plus beau : cette manière de creuser un sillon à travers des gestes quotidiens, inlassablement répétés au fil du temps, qui tranche singulièrement avec le besoin d’instantanéité de la société contemporaine, explique Emmanuel Cuénod, le Directeur artistique et général du GIFF.  Cette réalisation constitue également, en creux, un rappel de la manière dont la guerre finit tous par nous atteindre et nous transformer. »

Œuvre franco-suisse, Les Gardiennes symbolise l’importance que revêt la coproduction pour le cinéma helvétique, et notamment romand. « Nous devons encourager tout ce qui peut permettre aux professionnels helvétiques de travailler à une échelle internationale et, à ce titre, nous sommes doublement fiers d’ouvrir un festival suisse avec ce film », rappelle encore le Directeur du GIFF.

Le conseiller fédéral Alain Berset, chef du Département fédéral de l’intérieur, viendra ouvrir officiellement le Festival durant cette soirée du 3 novembre, en compagnie de Rémy Pagani, Maire de Genève et Conseiller administratif chargé du département des constructions et de l’aménagement, Sami Kanaan, Conseiller administratif de la Ville de Genève, chargé du département de la culture et du sport, ainsi que de Pascal Crittin, directeur de la RTS. La 23ème édition du GIFF se prolongera ensuite jusqu’au 11 novembre.

Billetterie et programme complet disponibles dès le 10 octobre sur giff.ch.

Le festival international du film de genève // GIFF présente Heimat : l’intégrale, la mythique collection allemande du cinéaste Edgar Reitz



A l’occasion de sa 23ème édition, le Festival International du Film de Genève // GIFF, qui aura lieu à Genève du 3 au 11 novembre 2017, présentera en collaboration avec la HEAD-Genève, l’intégrale de la collection « Heimat », créée et réalisée par le cinéaste allemand Edgar Reitz.

Que ce soit par son ambition - raconter le destin d’un pays à travers l’évolution d’un village pendant un siècle -, par sa démesure - plus de soixante heures de films - ou par son approche stylistique - entre fiction et documentaire -, Heimat constitue une œuvre sans équivalent dans l’histoire des arts audiovisuels. Pour rendre hommage au travail de son créateur, Edgar Reitz, le GIFF montrera l’intégralité de cette fresque légendaire pendant sa 23e édition, avec la complicité de la HEAD-Genève. Il s’agira d’une première pour cette collection à mi-chemin entre cinéma et télévision, conçue entre 1984 et 2013 et composée de cinq parties distinctes. L’auteur et cinéaste allemand sera également présent au Festival.

« La vocation première du GIFF est d’explorer les articulations entre le cinéma, la télévision et le digital, tout en défendant la place des auteurs dans le processus artistique », rappelle Emmanuel Cuénod, directeur artistique et général du GIFF. « Dès lors, recevoir Edgar Reitz, montrer son travail, et le montrer dans sa totalité afin d’en souligner l’ampleur, la beauté et la complexité, nous semblait une évidence. A une époque où les barrières entre les genres étaient encore hermétiques, Edgar Reitz a su imposer une écriture, son écriture, hors de tous formats et circuits de production traditionnels. Il a été l’un des premiers à comprendre que l’enjeu n’était pas de « faire » du cinéma ou de la télévision mais de mettre l’image au service de la création et la création au service d’une certaine idée de l’Homme. »

Composée de cinq chapitres qui retracent l’évolution de l’Allemagne sur plus d’un siècle, la collection Heimat évoque la vie quotidienne du village de Schabbach, dans le massif de Hunsrück, en Rhénanie.  Le premier chapitre, Heimat - Eine Deutsche Chronik (1984), raconte en sept épisodes la vie de la famillle Simon, entre 1919 et 1982.  Die zweite Heimat - Chronik einer Jugend (1992), second chapitre qui court sur 13 épisodes, nous emmène dans les années 1960, alors que le cadet de la famille, Hermann Simon, s’installe à Munich. Avec Heimat 3 - Chronik einer Zeitenwende (2004), Reitz nous raconte en 6 épisodes l’Allemagne moderne, de 1989 jusqu’aux années 2000, durant lesquelles Simon retourne dans son village natal. Enfin, deux longs métrages complètent la collection : Heimat-Fragmente: Die Frauen (2006) - récit de vie des femmes de la famille Simon, entre 1900 et 1960 - et Die andere Heimat - Chronik einer Sehnsucht (2013). Pour ce dernier chapitre, Reitz nous renvoie au milieu du XIXème siècle, dans le même village de Schabbach, plus de cinquante ans avant le premier volet de la collection.


Virtual reality @ LaRotonda 2017


Dans le cadre de son programme PLUGS, le Geneva International Film Festival (GIFF) se branche ce mois-ci au Locarno Festival pour présenter un programme exclusif de dix œuvres en réalité virtuelle. 

Du 2 au 12 août, de 18h à 22h @ LaRotonda 2017 – Le Village du Locarno Festival
  
Programme complet 


Ashes to Ashes, Ingejan Ligthart Schenk, Jamille van Wijngaarden, Steye Hallema, Submarine Channel, Pays-Bas, 2017, 11 min, v.o en

Ashes to Ashes est une tragicomédie surréaliste en réalité virtuelle portant sur la façon dont une famille dysfonctionnelle réagit face au souhait de leur grand-père moribond. Vu à travers les « yeux » du défunt, ce court film en réalité virtuelle offre un point de vue unique dans ce contexte étrange que sont ces relations familiales sur le point d’imploser. Abandonnant tous faux-semblants, les membres de la famille révèleront au spectateur l’ampleur de leur malhonnêteté. 

Iceman VR, Jan Krüger & Eric Benz, Headtrip & Port au Prince, Arte, Allemagne, 2017, 6 min, v.o en

Contre-champs du long métrage homonyme présenté sur la Piazza Grande, Iceman VR est une expérience en réalité virtuelle qui nous conduit dans la maison de l’Homme de glace, alias Ötzi la momie, en partant du Musée d’Archéologie de Bolzano, jusqu’à son village il y a 5300 ans, jusqu’au glacier du Similaun, et retour... 


Jours de tournage – Isabelle Huppert, Fouzi Louahem, Arte Geie, Les éditions du bout des doigts, France, 2017, 13 min. v.o fr

Jours de tournage est une collection documentaire en réalité virtuelle, qui explore l’univers des plateaux de tournage de certaines coproductions d’ARTE Cinéma. Son deuxième épisode est consacré à Isabelle Huppert sur le tournage du film Madame Hyde de Serge Bozon.


 
Kinoscope, Philippe A. Collin & Clément Léotard, EX Nihilo/Novelab, France, 2016, 10 min, v.o en

Kinoscope est une expérience en réalité virtuelle invitant le spectateur à s’immerger dans un univers vivant et coloré à la découverte de l’histoire du cinéma. Le spectateur est mené par la voix du légendaire chef-opérateur hollywoodien Dean Tavoularis, qui a notamment travailler sur des films comme Le Parrain, Apocalypse Now, Coup de coeur ou encore Bonnie & Clyde.

Hors-cadre, L’Île des Morts, Martin Charrière, RTS, Suisse, 2017, 6 min, v.o fr 

Ce court métrage emmène le spectateur au cœur du mythique tableau du peintre bâlois Arnold Böcklin. Mettez vos lunettes et embarquez! Votre passeur vous guide pour un aller simple vers l’Île des Morts. Une nouvelle manière de découvrir cette œuvre qui a inspiré cinéastes, artistes et auteurs de bande dessinée à travers les années.

No Borders, Haider Rashid, Omar Rashid, Elio Germano, Italie, 2016, 15 min, v.o ita

No Borders explore la crise des migrants en Italie, en documentant l’expérience des bénévoles qui travaillent dans les centres d’accueil auto-gérés. Un regard cru sur le contraste entre la façon dont les institutions gèrent le flux de migrants et celle dont les militants les soutiennent.

  
 
Planete ∞, Momoko Seto, Barberousse Films, Arte France, Awkeye, France, 2017, 7 min, sans dialogue

Dans un temps peut-être pas si lointain, la Terre est le champ de bataille d’une nature devenue folle: les hommes ont disparu, mais les insectes, les champignons et de curieuses créatures marines se livrent à des ballets étranges et menaçants. Univers de science-fiction ou une vision prophétique ? Vous ne regarderez plus jamais les animaux et les plantes de la même façon.

 

 ©Artfact fotolabz

Sergent James
, Alexandre Perez, Floréal Films, France, 2017, 7 min, v.o fr

Il est l’heure de se coucher pour Léo. Alors que sa maman éteint la lumière, le petit garçon pense qu’il y a quelque chose sous son lit. Ce court métrage de fiction, pouvant être adapté pour les (grands) enfants, joue avec l’angoisse que nous avons tous connu un jour: découvrir un monstre caché dans notre chambre.


The Future of Music, Greg Barth, Blink Ink, Royaume-Uni, 2016, 3 min, v.o en

Entrez dans l’univers de Carré Bleu, artiste et compositeur qui parvient à créer la musique de demain en voyageant à travers l’espace et le temps. Un mockumentaire VR pop, surréaliste et frénétique, fruit de la collaboration délirante entre Greg Barth et Polar Youth.
 
 

What do we care 4, Steye Hallema, WildVreemd, Steye and The Bizonkid (musique), Pays-Bas, 2014, 5 min sans dialogue

Dans ce vidéoclip en réalité virtuelle, vous allez rencontrer des astronautes qui vont bouleverser votre monde à coups de hula-hoops magiques, vous encerclant de miroirs introspectifs jusqu’à ce que vous vous mettiez à danser avec une tribu amérindienne. Pendant ce temps, le groupe jouera des mix énergiques de funk, rock et musique pop sur des instruments en carton.








Le Geneva International Film Festival Tous Ecrans devient 

Geneva International Film Festival (GIFF) /Le Festival International du Film de Genève  

Réunie en Assemblée Générale, l’Association Cinéma Tous Ecrans s’est prononcée à l’unanimité en faveur du changement de nom de la plus ancienne manifestation audiovisuelle genevoise. A partir de ce jour, le Geneva International Film Festival Tous Ecrans devient le Geneva International Film Festival (GIFF) / Le Festival International du Film de Genève.

Depuis maintenant cinq ans, le GIFF s’est largement transformé et a su acquérir une notoriété internationale tout en affirmant sa renommée sur le plan national. Il est aujourd’hui l’unique festival genevois à être reconnu par l’Office fédéral de la culture (OFC) et son programme PLUGS compte cette année plus d’une douzaine de collaborations avec des institutions et festivals en Suisse et à l’étranger, dont le Festival de Cannes, le Locarno Festival, le Zurich Film Festival, South By Southwest (Austin, USA), HUBweek (MIT et Harvard, Boston, USA) ou encore le Festival du Nouveau Cinéma (Montréal, Canada). 

Cette dynamique fortement ascendante a rendu nécessaire une simplification du nom de la manifestation, intraduisible en anglais et en allemand. Les modifications opérées par le passé sur l’intitulé du Festival (Festival international du Film et de la Télévision, Cinéma Tout Ecran, Cinéma Tous Ecrans, puis Festival Tous Ecrans) engendrent également aujourd’hui encore de fréquentes confusions dans les médias et auprès du public. 

Par ailleurs, les mutations nées de la révolution numérique rendent de plus en plus malaisée la notion même d’« écrans » comme distinction entre les genres audiovisuels : télévision, cinéma et projets numériques bénéficient largement de plateformes de diffusion communes.  Toujours iconoclaste et frondeur, le GIFF entend ainsi affirmer avec vigueur que désormais l’appellation « film » s’étend autant à la télévision qu’au digital. De nombreux festivals de cinéma admettent aujourd’hui des œuvres télévisées et numériques en leur sein, tout en restant légitimes en tant qu’espaces consacrés à la valorisation de nos images. 

Avec ce nouvel intitulé, Raymond Vouillamoz, président du Festival et Emmanuel Cuénod, directeur général et artistique, entendent également « faire mieux rayonner Genève en Suisse et à travers le monde, et rendre ainsi hommage aux collectivités publiques municipales et cantonales genevoises qui le soutiennent depuis sa création il y a plus de vingt ans».

« Je comprends les motivations de l’Association Cinéma Tous Ecrans, sa volonté de clarifier l’intitulé du festival en insistant dorénavant sur la notion générique de « film » plutôt que d’« écran », l’image et la narration primant sur le format ou le support. Le GIFF est l’aboutissement d’un projet qui a réussi à se forger une reconnaissance nationale et internationale. Je me réjouis que le nom de Genève soit désormais pleinement associé à une manifestation unique en Suisse. Et dont le soutien est bien ancré dans le cadre de la politique culturelle de la Ville », ajoute Sami Kanaan, Conseiller administratif en charge du Département de la culture et du sport de la Ville de Genève.

Ce changement de nom s’accompagne également d’une restructuration au sein de la direction du Festival. Ainsi, Nathalie Gregoletto, en plus de son titre de Coordinatrice des programmes, a été nommée Déléguée à la direction artistique du Festival, tandis que Marc-Erwan Le Roux devient Directeur adjoint en charge de la production et de l’administration. Tous deux rejoignent ainsi Emmanuel Cuénod, Directeur général et artistique, au Conseil de Direction du GIFF.


La 23ème édition du GIFF se déroule à Genève du 3 au 11 novembre 2017.

Bande originale - le giff met à l’honneur les liens entre musique et cinéma

Pour sa 23e édition, le GIFF lance une nouvelle section entièrement dédiée aux liens entre musique et cinéma : Bande originale.

Après avoir inauguré l’an passé une compétition internationale de vidéoclips, le GIFF ne cesse de prouver son intérêt et son amour de la musique en lançant ce nouveau programme composé de documentaires et de fictions, mais aussi de projections accompagnées de performances live.

Découvrez ci-dessous la sélection complète en exclusivité !



Alive in France, Abel Ferrara, FR, 2017.

Le cinéaste Abel Ferrara rejoue ses BO dans deux salles mythiques françaises. L’occasion pour lui de capter l’essence d’une tournée, ses flottements, ses moments de grâce, ses merdes en pagaille.


Bamseom Pirates Seoul Inferno, Yoon-suk Jung, KR, 2017.

Deux étudiants anarchistes sud-coréens créent Bamseom Pirates, le groupe de grind core le plus controversé de la scène asiatique. Jusqu’à ce que leur producteur soit arrêté pour avoir violé la sécurité nationale. L’histoire punk d’un ultime sursaut dadaïste au pays des Hans.

En collaboration avec le Spoutnik.


© Alexandre Guirkinger

Blackmail – Cinémix par Chloé, Alfred Hitchcock, UK, 1929.

DJ culte de la ‘french wave’, Chloé entretient une relation étroite avec les images. À l’occasion de la restauration de Blackmail d’Hitchcock, la Cinémathèque française lui a demandé de composer une nouvelle bande originale. Elle vient jouer ce ciné-concert exclusif en Suisse au GIFF.


© Grace Jones , Sligoville Limited , Blinder Films Limited , The British Film Institute , British Broadcasting Corporation 2017

Grace Jones: Bloodlight and Bami, Sophie Fiennes, UK/IR, 2017.

Peu de stars du show business osent se montrer à l’écran telles qu’elles sont. C’est pourtant ce que fait Grace Jones dans ce doc énergisant de Sophie Fiennes, talentueuse sœur de Ralph et Joseph. Dure, tenace, combative, mais aussi drôle et parfois totalement à la ramasse. Fascinante.


Long Strange Trip, Amir Bar-Lev, US, 2017.

Grateful Dead fut "le" groupe des années 1970. Une tribu de hippies et de camés devenus les plus grandes stars de leur époque. Leur histoire est à leur image: chaotique, folle et fascinante. Une saga documentaire hypnotique sur la plus grande épopée du rock beatnik.


Looking for Oum Kulthum, S. Neshat, S. Azari, D/AT/IT/MA, 2017.

Entre documentaire et fiction, l’évocation par l’artiste et photographe Shirin Neshat du légendaire « Astre de l’Orient » de la chanteuse Oum Kalthoum. Elles ont en commun cette volonté de donner aux femmes la place qui leur revient dans le monde musulman.


Nico, 1988, Susanna Nicchiarelli, IT/BE, 2017.

En 1988, Nico a bientôt cinquante ans. Elle se bat pour faire reconnaître sa musique et part en tournée. Une fiction tranchante et sans concession sur le dernier combat de l’égérie de Warhol et du Velvet Underground. À noter l’incroyable performance de Trine Dyrholm dans le rôle titre.


Shadow, Pascal Greco, Philippe Pellaud, CH/FR, 2017.

Quand Asia Argento et sa fille rejoignent leurs complices genevois Philippe Pellaud et Pascal Greco pour tourner un film ensemble, cela donne Shadow, film obsédant, en forme de ‘very very bad trip’.


Découvrez l’affiche de la 23ème édition du GIFF





« L’affiche de cette 23e édition renvoie à une thématique qui traversera le Festival cette année et que nous avons intitulée Digital Hippie Utopia/Dystopia, explique Emmanuel Cuénod, Directeur général et artistique du GIFF. A travers cette dernière, nous avons voulu revenir sur les origines de la révolution numérique, au tournant des années 60 en Californie.
Née des amours contre-nature entre les chercheurs de Berkeley et de Stanford, eux-mêmes marqués par la contre-culture hippie et l’usage du LSD au sein de leur labos, et le complexe militaro-industriel américain, et (plus particulièrement l’Agence américaine pour les projets de recherche avancée de défense / DARPA), la future Silicon Valley ne résoudra jamais l’équation schizophrène qui lui a donné vie. Aujourd’hui, c’est l’entièreté de nos images qui transite à travers ses réseaux, avec ce que cela a de libérateur - des bibliothèques entières d’oeuvres mises rapidement à disposition des usagers, des possibilités infinies de partager ses découvertes -, de disruptif - les modèles économiques du cinéma et de la télévision sont repensés en profondeur - et de potentiellement destructeur -  la récolte, l’analyse et l’usage de nos données personnelles, voire intimes, par des « tiers autorisés » conduisent à une définition de plus en plus marchande de l’individu, dont les goûts, les envies, les besoins constituent des "paquets d’informations » destinés à optimiser la production de masse, arts et médias de l’information compris.
C’est tout cela que l’illustrateur et artiste genevois Thomas Perrodin* a su capter dans cette affiche double, lisible aussi bien dans son sens dystopique qu’utopique".


Inspirés par les affiches psychédéliques californiennes, les travaux de comics de Shelton & Sheridan (freak brothers) et la courte bande dessinée A Short History of America de Robert Crumb, Thomas Perrodin propose une affiche tête-bêche sur le rapport utopie/dystopie . 

" Le coté utopie représente la Bay Area de San Francisco pleine de verdure, cerclée de l’union des afro-américain-e-s et des communautés libertaires, notamment hippies, représentant les combats et tentatives d’avancées sociales. Le côté dystopie représente la même bay Area remplie d’industries de toutes sortes (la Silicon Valley), cerclée de l’union des lobbies et de l’armée, surplombée de serveurs menaçants, lieu de stockage et de fichage des individus. Entre ces deux parties, on trouve un cadre, discret, de mutations. D’un côté l’afro-américaine devient militaire, donc outil et chair à canon. En face la mère enceinte devient cyborg, évoquant la singularité technologique ainsi que le refus du biologique."


*Thomas Perrodin est graphiste/illustrateur ainsi qu’auteur/éditeur au sein du collectif d’artistes Hécatombe. Il travaille principalement et activement pour le domaine musical et culturel, alternatif ou non, en Suisse et au delà. Sa pratique personnelle consiste en l’édition d’affiches et d’objets livres imprimés par ses soins en sérigraphie et à faible tirage, créant ainsi des artefacts auto-réflexifs.

PARIS VIRTUAL FILM FESTIVAL

Partenaire de programmation du Forum des images et plus particulièrement du Paris Virtual Film Festival (30 juin - 2 juillet 2017), le Geneva International Film Festival Tous Ecrans sera cette année encore présent dans la capitale française.

Dans le cadre des "Rencontres" organisées par le festival parisien, Paola Gazzani Marinelli, Responsable des programmes digital et professionnel du Geneva International Film Festival Tous Ecrans modérera la table ronde "Pourquoi la réalité virtuelle ?", un dialogue entre entre le photographe birman Minzayar Oo et l’artiste iranien Ali Eslami.

Minzayar Oo (A New Reality, Along My River) et Ali Eslami (Death Tolls) ont choisi la réalité virtuelle, l’un pour faire découvrir le quotidien d’une population, l’autre pour nous sensibiliser aux conflits mondiaux.

Le programme complet est à découvrir ici.


«Connect to Reality»: Locarno, Zurich et Genève s’associent pour préparer l’avenir du cinéma suisse


Le Locarno Festival, le Zurich Film Festival et le Geneva International Film Festival (GIFF) s’associent pour lancer «Connect to Reality». Construite comme plateforme nationale de réflexion, cette nouvelle initiative trilatérale veut offrir aux professionnels du cinéma suisse un outil efficace pour analyser les enjeux autour de la création, de la production et de la distribution de leurs films. Son ambition est de contribuer ainsi au succès des œuvres helvétiques sur leur territoire et à l’international.


Faisant suite au programme StepIn.ch, initié par le Locarno Festival et proposé dès 2016 en collaboration avec le GIFF, «Connect to Reality» repose sur un constat partagé par les trois manifestations.

Nadia Dresti, Directrice artistique adjointe et Head of International du Locarno Festival, est persuadée «que les plateformes professionnelles de Locarno, Zurich et Genève sont des endroits prédestinés pour la création d’un think tank national. Les rencontres permettront de mieux appréhender les réformes à entreprendre pour renforcer significativement et durablement la présence d’œuvres suisses dans les salles internationales et suisses». 
Emmanuel Cuénod, Directeur général et artistique du GIFF, ajoute: «Il apparait capital d’analyser en profondeur le système actuel de création, de production et de diffusion des films helvétiques. Nous voulons trouver les moyens d’adapter le système actuel d’encouragement du cinéma aux exigences du marché comme des plus prestigieuses manifestations cinématographiques internationales».
Karl Spoerri, Directeur artistique du Zurich Film Festival, se réjouit de l’approche: «En effet, la transformation numérique et le changement des habitudes visuelles de grands groupes de spectateurs lancent un défi à la production et diffusion traditionnelle de contenus audiovisuels».
À travers trois rendez-vous dont les résultats feront l’objet d’une publication commune, «Connect to Reality» se propose ainsi de devenir le laboratoire d’idées du cinéma suisse. Les questions liées à la distribution des films suisses seront débattues au sein des Industry Days du Locarno Festival, la production sera abordée durant le Zurich Film Festival et les enjeux autour de la création des films seront au cœur des réflexions du Geneva Digital Market du GIFF. Les travaux des professionnels qui participeront à chaque rendez-vous seront mis à disposition de l’ensemble des acteurs de l’audiovisuel et aux représentants des médias.

«Connect to Reality» Locarno est soutenu par l’Office Fédéral de la Culture (OFC) dans le contexte des mesures compensatoires MEDIA et avec aussi le soutien de la SSA (Société Suisse des Auteurs) et de Suissimage.
 
Renseignements:
Nadia Dresti, Directrice artistique adjointe et Head of International, Locarno Festival, press@pardo.ch

Reta Guetg, Responsible Industry, Programmer, Zurich Film Festival, media@zff.com

Emmanuel Cuénod, Directeur, Geneva International Film Festival (GIFF), presse@giff.ch

Connect to Reality : Locarno Festival – 5.8.2017

Connect to Reality : Zurich Film Festival – 2.10.2017

Connect to Reality : Geneva International Film Festival (GIFF) -  7.11.2017


 

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