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Beau travail

France 1999 89' Coul.
v.o. s.-t. français
Réalisation:  Claire Denis
Avec: Denis Lavant, Grégoire Colin, Michel Subor, Richard Courcet, Nicolas Duvauchelle, Adiatou Massudi

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Galoup, adjudant-chef à la Légion étrangère, se retrouve désoeuvré à Marseille. Sa mémoire blessée nous emmène à Djibouti, dans la langueur apparente d'un poste avancé où, en réalité, les légionnaires suent sang et eaux dans des exercices physiques sans fin. On sent très bien, au timbre de la voix-off du narrateur, qu'entre deux flashes-back, le drame couve… Ici, Claire Denis retrouve l'Afrique de son enfance. Avec une fausse nonchalance, sa caméra caresse les corps des hommes. Son regard s'arrête sur la dérisoire agitation de ces militaires dans des décors majestueux, la vacuité mentale qui les habite, remplissant leurs journées de rituels fastidieux et factices, libérant leur trop-plein d'énergie dans des parades viriles, ou des conflits vains. Claire Denis filme les regards qui s'affrontent, les visages qui se font face. Devant "Beau travail", on pense irrémédiablement à Pedro Costa ("Ossos"), à son second long métrage surtout, "Casa de lava", où il jetait les bases d'un cinéma d'une pureté éblouissante et d'un dépouillement radical, "havre de beauté pure, de douleur minérale et de géométrie poétique" (Bernard Loupias, Le Nouvel Observateur). Définition qui sied comme un gant à ce "Beau travail" de Claire Denis.

Chief warrant officer Galoup of the Foreign Legion, finds himself at loose ends in Marseille. His wounded memory takes us to Djibouti, to a languishing job where, in reality the legionnaires sweat blood and water carrying out infernal physical exercises. It is obvious by the narrator’s voice between two flash-backs that something is about to unfold… Claire Denis looks back at the Africa of her childhood in this film, and with false nonchalance lets her camera caress the bodies of men. Her glance halts on the derisory agitation of these soldiers. Within a majestic backdrop, she films their mental emptiness, their days filled with tedious and artificial rituals and the way their energy is freed through virile parades or senseless conflicts. Looking at "Beau travail" one is irremediably reminded of Pedro Costa ("Ossos"), and especially his second feature, "Casa de lava", where he laid down the basis of a strikingly pure type of austere film-making, "haven of pure beauty, mineral pain and poetic geometry" (Bernard Loupias, Le Nouvel Observateur). A definition exactly befitting Claire Denis’ "Beau travail".

 


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